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LE ROI GHEZO :

(1818 - 1889) le roi d'Abomey est entouré de ses femmes et de sa garde d'amazones.
photo extraite du livre "Ouidah, petite anthologie historique" FIT Edition Cotonou

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 les symboles royaux des

TENTURES D'ABOMEY

Les grandes tentures d'Abomey sont ornées de motifs aux couleurs vives, contrastées. Elles ont été multipliées à la cour d'Abomey aux 18e et 19e siècles.

dès le 17è, sous le règne de Ouèbedja, les activités artistiques se développèrent : tissage, broderies, founissant aux familles royales les habits d'apparats pour les cérémonies et les rituels. Avec le développement du commerce au 18e de nouvelles matières ont enrichis ce travail avec du velours, des soiries pour les costumes traditionnels de la cour. Les costumes étaient ornés de motifs brodés ou perlés, imitant ceux des voisins Yorubas d'Ifé et d'Oyo. On peut voir certains de ces ensembles royaux au musée d'Abomey, au Musée de l'Homme à Paris ou au Brooklyn Museum de New York.

Chaque monarque, par ces motifs, voulait immortaliser son histoire. On mit en image les combats (les ennemis en couleur foncée, les dahoméens en couleur claire) et les symboles, les féticheurs, les danses, les sentences et les proverbes.

Voir le site Internet : Tout sur le Musée historique d'Abomey

Les 12 rois d'Abomey et les sentences

Gangnihessou (1620...) : "l'oiseau chef se fait entendre comme le tambour"

Dakodonou (1625) : "Dakodonou tue et la jarre roule et se brise" et "le briquet ne va pas dans l'étui"

 

HOUEGBADJA (1645-1685) : "le poisson échappé de la nasse fuit la nasse"

Akaba (1685 - 1708) : "le sanglier qui regarde le ciel est égorgé" et "l'arme inventée par le roi pour trancher la tête des ennemis"

Agadja (1708 - 1732) : "le preneur de bateau"

TEGBESSOU (1732 - 1774) : "rien ne peut forcer le buffle à enlever sa tunique" (allusion aux intrigues pour faire abdiquer le roi) ; 3 têtes sans nez (allusion à sa vistoire sur les Zas qui l'avaient nargué et auxquels il fit couper le nez des cadavres)

Kpengla (1774 - 1789) : "l'akpan excité frappe les autres oiseaux" (akpan : oiseau).fusil de traite et amazone se frappant la tête contre un arbre (allusion à un épisode gruerrier)

Agonglo (1789 - 1797) : "la foudre tombe sur le palmier mais pas sur l'ananas"

Guézo (1818 - 1889): "l'arbre solitaire appelle les oiseaux pour le distraire" et "le buffle puissant ne rencontre pas d'obstacle"

Glegle (1858 - 1889) : "le petit lion devenu puissant est la terreur de ses ennemis" et "le couteua de Gou frappe les rebelles"

Gbéhanzin (1889 - 1894) : "le requin furieux trouble la mer" et "le monde tient l'œuf que la terre désire". Le captif pendu fait allusion à un sorcier de Kétou qui se vantait de sa puissance et que le roi fit pendre.



AGOLI AGBO : le dernier roi (dont j'ai perdu la sentence , avis aux amateurs érudits) La photo est une copie de celle figurant sur le site du musée historique d'Abomey.