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Paludisme , conseils d'amis , boisson , Sida
Outre les vaccinations obligatoires contre la fièvre jaune notamment, il nous est souvent demandé comment se prémunir face au paludisme contre lequel il n'existe pas de vaccin. Vous pouvez consulter divers sites Internet dont Médisite et votre propre médecin... Cependant il convient d'être "critique" en ce sens que les prescriptions faites en France ne sont pas automatiquement bien adaptées aux réalités africaines... du moins est-ce notre avis (sans être médecin). Nous avons parfois eu le sentiment que le médecin français a également le souci de se "couvrir juridiquement" en cas de difficultés et donc de prescrire au-delà de l'efficace.
PALUDISME : sur le site nous indiquons un lien vers un site médical qui donne quelques informations utiles. Cependant nous attirons votre attention sur une "divergence" d'appréciation entre des médecins exerçant au Bénin et ceux qui, en France, vous proposent du Lariam. Faisant cela ils se couvrent "juridiquement" de poursuite judiciaire. Notre expérience du Lariam démontre que ce traitement ne met pas à l'abri d'une crise de paludisme. Des médecins au Bénin ont trouvé scandaleux que l'on nous ait prescrit du Lariam. Car il n'existe rien de plus "fort". Alors en cas de crise, que fait-on ? Nous nous permettons de donner un conseil, en insistant toutefois sur le fait que nous ne sommes pas médecin : la "prévention" par des cachets types Quinine, pris tous les jours. En cas de fièvre ; prise de comprimés type Alphan (6 comprimés à prendre par deux toutes les 4 heures) associés à de l'aspirine pour faire tomber la fièvre, et après le traitement, le lendemain matin par exemple, prendre des cachets à croquer de vitamine C.

Il est difficile d'éviter d'être piqué par des moustiques, tous ne sont pas porteurs de parasites. Utiliser des crèmes répulsives (citronelle, eucaliptus...).
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Selon certains médecins, dont nous partageons l'opinion, le Lariam peut à terme avoir des effets pervers : il est évident que les européens sont vulnérables, les africains ont une plus grande capacité de résistance au paludisme (encore faut-il préciser que de nombreux enfants meurent du paludisme). Mais en usant ou abusant du Lariam, d'une surenchère médicamenteuse le résultat est de rendre plus résistants peu à peu les "moustiques" et par voie de conséquence de rendre les traitements ultérieurs plus difficiles, et financièrement absolument hors de portée des africains : ces derniers deviendraient-ils alors plus vulnérables que les européens de passage en Afrique ?

conseils d'amis ou échanges d'expériences :

  • Sylvie LAROSE <benin.@wanadoo.fr> Date : Ven 2 jun 2000 :
    Pour l'avoir pratiquée, je peux vous indiquer la Polyclinique des Cocotiers à Cotonou. Mon fils y fut opéré de l'appendicite en août dernier. Les médecins ont fait leurs études en France et malgrè la sobriété des chambres, la prévention, les soins et la propreté sont de qualité ! La plupart de leurs patients sont européens et les frais sont pratiquement identiques à la France. La visite est à 10000CFA : il y a moins cher! mais notre couverture sociale rembourse sur la base d'ici.

  • <daniel.georget@wanadoo.fr> Date : Ven 2 jun 2000 :
    Pour notre part nous sommes en étroite liaison avec un couple mixte de médecins qui ont monté une clinique à Porto Novo.Voici leurs coordonnées : Adresse de leur cabinet à Cotonou : Véronique et Lucien Dossou Gbété 06 BP 2547 COTONOU BENIN Tél : (00 229) 33 42 33
    Clinique Louis Pasteur
    , rue de Louho Quartier Djassin BP 165 PORTO-NOVO BENIN Tél : (00 229) 21 22 22
    Il faut savoir que Cotonou et Porto Novo ne sont distantes que de 30 km et reliées par une autoroute en cours de construction. D'autre part les Dossou Gbété sont les fondateurs et les patrons de la Clinique Louis Pasteur. Ils pourront vous donner tous les conseils utiles et vous orienter en cas de nécessité ...
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  • <jean-marc.nassiet@wanadoo.fr> Date : Lun 5 jun 2000
    le principal inconvénient ou danger réel que l'on peut rencontrer au Bénin, ce sont bien les moustiques... le paludisme ! Ce n'est pas l'insécurité (comme à Paris) ou les intoxications alimentaires (pas de vaches folles, pour l'instant à moins que les industriels de l'agro-alimentaire n'aient l'idée criminelle "d'aider" les pays du tiers-monde). Donc les moustiques : impossible de ne pas être piqué ! Mais tous ne transmettent pas le palu. Ouf ! Des médecins croient bon de prescrire ici, en France, la prise de Lariam. Un médicament très cher et dont l'efficacité est discutable. Ma fille aînée, qui avait pris "son lariam" lors de son premier séjour, a eu une crise sévère de palu alors que nous étions à Boukombé, à 50 km environs de l'hôpital de Natitingou. Je ne vous dis pas l'angoisse ! Les médecins béninois ont été scandalisés de cette prescription qui s'apparente à de la surenchère médicamenteuse, absolument hors de prix pour les béninois, et qui risque à terme de rendre inopérant les autres solutions plus classiques. Personnellement je préconise la prise d'antipaludéens type Nivaquine ou Quinine, régulièrement (un cachet par jour) et en cas de montée de fièvre suspecte de traiter avec des cachets type aspirine (pour faire tomber la fièvre) et une série de cachets "Alphan" : on achète une boîte de six cachets. Deux cachets à prendre toutes les 4 heures, la nuit (20 h, minuit, 4 heures du matin). Et le lendemain matin des cachets à croquer de vitamine C pour se remettre en forme. C'est tout! Selon ma propre expérience, c'est suffisant. Maintenant si vous êtes inquiets, allez dans un hôpital, demandez à faire le test dit de la "goutte épaisse". On pique le bout du doigt pour analyser une goutte de sang, et déterminer le "degré" de contamination. Les Yovos (les blancs) sont évidemment plus sensibles, les béninois sont plus résistants. Les moustiques sont "affamés" à la tombée du jour. S'enduire de crème répulsive comme la citronnelle peut les contenir. Mais la nature des moustiques est de piquer. Alors, inch Allah !
    Dans une petite rue parallèle à celle de l'ambassade de France à Cotonou, il y a aussi la clinique privée Mahouna. Bien équipée aussi. J'en profite pour préciser que dans la trousse à pharmacie à emporter, un flacon d'alcool désinfectant peut être très utile. Un bouton gratté peut vite s'infecter gravement.
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  • <daniel.georget@wanadoo.fr> Date : Lun 5 jun 2000
    Ce qui est très efficace pour les petites plaies qui s'infectent, c'est vrai, très vite, c'est un bon flacon de bétadine. Nous soignons toutes les plaies des cousins et de leurs enfants avec ça, quand nous y sommes et je puis vous dire que c'est vraiment très efficace ...
    Quant aux intoxications alimentaires : <<ou les intoxications alimentaires (pas de vaches folles, pour l'instant à moins que les industriels de l'agro-alimentaire n'aient l'idée criminelle "d'aider" les pays du tiers-monde.>> Malheureusement il faut vraiment se méfier ... ne pas acheter de la viande dont on n'est pas sûr de l'origine, d'ailleurs, ne pas manger de la viande ... du poisson de préférence ... Il m'est arrivé de trouver à Cotonou, dans un supermarché (de luxe ... ) destiné aux européens ou à la bourgeoisie aisée, de trouver du poulet sans marquage de l'origine ... Je ne vous dis pas la suspicion ... Vous trouverez des produits sûrs au centre Songhaï, à Porto Novo, ou dans leur magasin de Cotonou, mais je ne sais pas où il est ... D'ailleurs au centre Songhaï il est possible d'avoir un bon repas, sain, pour 3500 FRCFA à peu près. De temps en temps on y va pour se retaper un peu ... Cependant nous venons de passer 5 semaines au Bénin, c'est Fêfê, la femme de Vincent qui nous faisait à manger, .... essentiellement du poisson de la lagune acheté à Ouando (marché de Porto Novo) ... Nous n'avons eu aucun problème, même pas une tourista ...
    Pour le palu, outre la quinine ou la nivaquine, les mesures préventives sont les plus efficaces : ne jamais dormir sans moustiquaire ... et, c'est vrai, utiliser les crèmes répulsives ... faire brûler un produit anti moustique, le soir, en le mettant sous la table où l'on mange, etc ... Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la nivaquine est moins chère au Bénin, et peut s'acheter sans ordonnance. Nous ne faisons jamais nos provisions en France, mais dans les grandes villes du Bénin, comme Cotonou ou Porto Novo. Cependant dans les pharmacies, attention aux dates de péremption, elles sont souvent dépassées.
    A propos de l'accessibilité des béninois aux produits pharmaceutiques, il faut garder le rapport de 20 à l'esprit. Une pommade antiseptique, à 3800 FCFA (38FF), ce qui n'est pas chèr, représenterait, en France, une dépense supérieure à 700 FF ... ce serait donc effectivement inaccessible ... Faites cadeaux de vos médicaments aux béninois, avec les précautions nécessaires. Vous leur ferez vraiment plaisir. Quand nous sommes partis, dernièrement, nous avons laissé 2 flacons de bétadine, nous sommes sûrs qu'ils ont vraiment servis ...
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  • <mmerel@mail.club-internet.fr> Date : Ven 9 jun 2000
    Revenons a nos moustiques : On trouve dans le commerce des bracelets anti-moustiques et meme des montres. Est ce que quelques uns d'entre vous a testé ces gadgets. Pour ma part dans les annees 80 quand est sorti le premier chasse moutique electronique je me suis empresse d'en acquerir un. Les moustiques africains n'ont guere ete gene par son fonctionnement. J'ai bouffe mon argent!!! La meilleure protection pour la nuit reste à mon avis le petit appareil électrique ou l'on met une plaquette.
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  • De : lmv <lucmainverte@free.fr>Date : Ven 1 sep 2000
    Etant fleuriste, je m'interresse pour les espaces verts à la lutte contre les insectes nuisibles, habitant dans les Ardennes et ayant une attention toute particulière pour la beauté de nos paysages, je m'attache particulièrement aux methodes dites douces......Celà a amené notre ami et président à me poser la questions cruciale : ET LES MOUSTIQUES???? L'organe de chasse du moustique femelle est,avant tout,l'odorat, il vous "sent" à plus de 35metres....Il faut donc dérouter son odorat........ Plusieurs méthodes essenciellement pour la nuit durant le sommeil, certaines sont très connues :spirales fumigènes, pommades et lotions et bien sùr moustiquaire inprégné de repulsifs, d'autres très anciennes (recette de grand-mère), plusieurs oranges fraiches piquées de centaines de clous de giroffle à repartir dans la chambre, emmenez des pots-pourris de lavande que vous humidifierez régulièrement, pensez aussi à l'essence de citronelle.... Pour la chambre fermée pratiquement efficace à 100%les nouveaux diffuseurs electriques à cartouches liquides et un autre produit appelé biojag en droguerie.... Pour les repas à l'extérieur, le soir, portez des vetements legers et clairs, pantalons et chemises à manches longues, déodorant citronnelle de rigueur et allumez des photophores, les moustiques viendront se bruler les ailes........ Voilà de quoi amuser ces sales bestioles pendant votre séjour en tout cas n'oubliez pas vos médicaments, (voir le site) Dès que j'ai d'autres tuyaux je vous contacte.......

Boisson : l'eau du robinet est impropre à la consommation, bien que des européens n'hésitent pas à boire de l'eau du robinet à Cotonou, apparemment sans conséquences fâcheuses. L'eau de marque "Possotomé", vendue en bouteille plastique cachetée est excellente. Il y a aussi de la bière locale, dont la fameuse "béninoise".
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Voir un site Internet
à propos du Sida au Bénin

En 1998, le Bénin a un taux de contamination par le VIH qui est d'environ 3.8%. Ce chiffre peut sembler bas en regard d'autres pays d'Afrique Subsaharienne comme l'Ouganda où il atteint 25% mais deux points sont importants pour comprendre l'urgence d'un soutien à la lutte contre le SIDA dans cette région :
- Ce sont dans les pays où le taux de contamination est encore relativement bas qu'une urgence à la prévention s'impose (formation, information, éducation) pour tenter de freiner une future progression.
- La comparaison des taux de contamination par le VIH de la population générale montre que ce taux, stable entre 1988 et 1996, explose depuis cette date
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EN BREF

le "danger" principal au Bénin, ce ne sont pas : l'insécurité, l'agression, la violence, ou les risques politiques...
à notre humble avis, ce sont les
MOUSTIQUES
et encore, pas tous !
mais comme il est peu probable que vous distinguiez le "bon" moustique du méchant ou de la brute, prenez quelques précautions, sans que cela vire à l'obsession.

Préventions :
antipaludéens, répulsifs, et si possible (et supportable par grosse chaleur) : une moustiquaire la nuit.